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Le « Non » l’emporte au Référendum sur l’accord
« Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT) »

Le « Non » l’emporte avec 63,3% des suffrages

Faute d’avoir recueilli la majorité des suffrages lors du référendum salarié organisé du 7 au 9 juillet 2026, la proposition d’accord signé par la seule Cfdt, n’entrera donc pas en vigueur.

La Cfdt souhaite remercier les 36,7% des salariés qui ont soutenus, par leurs « Oui », l’accord portant sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) destiné aux 71 651 salariés du Groupe Orange en France.

La Cfdt regrette toutefois l’absence de consensus syndical qui a ainsi privé le collectif Orange des avancées suivantes :

  • L’évaluation régulière de la charge de travail, notamment lors de réorganisation ;
  • Un dispositif de signalement des situations de harcèlement, de sexisme et de violences au travail (HSVT), conformément aux recommandations du Défenseur des Droits ;
  • Un premier encadrement des effets de l’intelligence artificielle sur les conditions de travail ;
  • La prévention de la désinsertion professionnelle ;
  • Un dispositif renforcé de prévention du risque suicidaire.

Pourtant, bien que modestes pour les salariés d’Orange SA, ces avancées auraient représenté des progrès significatifs pour tous les salariés des filiales

Aucun socle commun de droits en santé au travail n’a donc finalement pu être établi pour l’ensemble des salariés du Groupe Orange en France.

81,2% : Le silence l’a emporté

La Cfdt constate une participation extrêmement faible : seuls 18,7% des salariés ont voté. Le « Non » représente 10,8% des inscrits, et le « Oui » 6,3%.

Cette abstention massive s’explique par plusieurs facteurs convergents :

  • La difficulté d’appropriation d’un accord de plus de 50 pages sans véritable débat contradictoire ;
  • La durée insuffisante de mise à disposition de cet accord sur la plateforme de vote ;
  • L’absence de mise en avant de l’accord par la Direction et le manque d’information sur les conséquences concrètes d’un rejet ;
  • Les obstacles techniques à l’authentification pour les votants :
    • Contrairement à ce que tous les salariés filiales pensaient, le code RH ne correspondait pas au code Alliance de connexion, mais au matricule figurant sur la fiche de paie : il aurait été utile de le préciser dans la notice papier transmise ou dans une communication quelconque.
    • Un nombre substantiel d’inversions (mois/jour) ont été constatés dans les dates de naissances, résultant d’une confusion entre le format américain et européen : le support n’avait manifestement pas anticipé cette difficulté, pourtant récurrente.
  • Le nombre insuffisant d’appels au vote avant et pendant les 2 jours du scrutin.
  • Un calendrier de referendum en entrée d’été (imposé par des contraintes règlementaires) période où l’attention des salariés s’en détourne naturellement.

Ce n’est donc pas la complexité du texte qui a rendu inaccessible l’accord, mais les conditions imposées aux salariés pour en prendre connaissance.

Appel à la raison de la Cfdt :
retrouvons un consensus syndical

Le 17 avril 2024, les NAO Orange Cyberdefense France 2024 ont été signées minoritairement par une seule organisation syndicale : la Cfdt. Faute d’une majorité de signataires, la Direction se devait de proposer un PV de désaccord pour pallier l’absence de consensus syndical.

Malheureusement, la Direction est restée dans l’entretien d’un flou artistique sur le contenu du PV de désaccord des NAO OCD France 2024. Néanmoins, les échanges avec la Direction ont permis à la Cfdt d’être certain que le PV de désaccord serait moins favorable aux salariés que l’accord signé par la Cfdt.

Dans l’intérêt des salariés, la Direction refusant de réouvrir les négociations, la Cfdt a réclamé I’organisation d’un référendum salarié visant à valider l’accord des NAO OCD France 2024.

Pour éviter le coût financier important lié à l’organisation du référendum et pour une mise en paiement rapide des NAO 2024, la Cfdt demande solennellement aux deux organisations syndicales représentatives de se rallier à la position de la Cfdt d’ici 8 jours. Cette décision responsable permettra d’atteindre les 50% validant l’accord trouvé et accélèrera la décision finale.

Sans consensus syndical, la mise en œuvre du référendum salarié sera effective dans un délai de 2 mois (en application des articles L 2232-12 et L 2232-13 du Code du travail).

Retrouvez ci-dessous, la partie réservée aux abonnés analysant l’intérêt de la position Cfdt :

⦿ Le bénéfice des 76 000€ de l’Augmentations Individuelles Supplémentaires (AIS).

⦿ L’étude de la revalorisation de la prime journalière de télétravail.

⦿ L’étude de la revalorisation du dispositif d’acquisition des jours de congés d’ancienneté.

⦿ Une meilleure gestion de l’enveloppe d’Égalité Professionnelle.

⦿ …

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